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2yeux2oreilles - Page 76

  • De quoi vous en faire manger plus de 5 par jour

    Un p'tit coup de pub pour un concept assez novateur, que j'ai découvert lors d'un déplacement à Lille. Mon inexpressif et transparent client a eu la bonne idée de proposer à un de ses collègues, bien plus sympathique que lui, de déjeuner avec nous. Ce dernier, habitué des pizzas et hamburgers, nous a entraînés dans un endroit étonnant, dans le centre commercial Héron Parc, à Villeneuve d'Ascq.

    Au Salad&Co, un restaurant lumineux et design habillé de bois et de plantes, on vous propose de redécouvrir le goût des légumes en vous régalant. Ce qui étonne, dès l'entrée, c'est la diversité de la clientèle : des hommes qu'on imaginerait plutôt devant une bière et un match de foot (cliché, je sais), des femmes, des jeunes et moins jeunes. En dépit de l'affluence, on circule aisément et la déco zen, baignée de lumière naturelle, participe à la détente. Le service est appliqué et souriant.

    Ici on ne vous sert pas. Le client fait le tour des stands à son rythme, munie d'une carte magnétique qu'on lui remet dès l'entrée, en fonction de son choix entre les 3 formules : Salade à 10€90 (à volonté le salade bar, la source et le glacier), Plancha à 12€90 (plancha boeuf, saumon, poulet ou calamars+ source et glacier), Salade et Plancha à 14€90. Concept fast-food zen et sain, où l'on vous laisse manger à votre rythme.

    On choisit une place, par exemple sur les tabourets hauts, autour d'un olivier, et on retourne le carton Libre/Occupé pour ne pas se faire piquer sa place lorsqu'on va choisir son repas.

    On peut d'abord se faire un petit plaisir avec une soupe maison, par exemple un velouté potiron-coco ou courgette-chèvre. Les recettes changent tous les jours. Et puis le salad bar, à volonté, incroyablement frais et varié. Un aligement de dizaines de bacs, remplis à la minute par les employés qui épluchent et tranchent dans le "labo", au centre, sont remplis de légumes, salades, herbes aromatiques et céréales bien loins des habituels carottes râpées / tomates. Des sauces et vinaigrettesvariées sont à disposition. Je me suis composé une belle assisette de petits pois tout frais et croquants, de la roquette, des panais (!) grossièrement tranchés. C'était tellement savoureux que j'y suis retournée et qu'en fait, je n'avais plus très faim pour la suite, à savoir une plancha de boeuf. Là aussi, on remplit un saladier en inox de légumes et épices, on le tend au grillman qui les fait sauter dans un wok. Pour faire couler tout ça, on peut se faire presser un jus de fruits frais ou un cocktail au bar à jus ou encore se servir des eaux natures, pétillantes ou aromatisées à "la source". Et en dessert, le glacier à volonté, ambiance glace à l'italienne, avec, en plus du classique chocolat/vanille, des glaces yaourts nature, citron, lait d'amande, noisette, qu'on saupoudre de brisures de spéculoos, morceaux de fondants au chocolat, meringues ou qu'on arrose de chocolat chaud ou coulis de fruits. Pour finir, on peut boire thés ou cafés équitables ou un thé à la menthe fraîche (2€)

    Intriguée par cet endroit qui pourrait me faire délaisser les restos gastronomiques (de temps en temps seulement, faut pas déconner), j'ai questionné une des charmantes jeunes filles qui s'affairaient en salle. Ce restaurant qui fête bientôt ses 2 ans, est le seul en France, à ce jour, avec un petit frère bientôt à Lomme. D'origine espagnole, il appartient au groupe Agapes (Auchan, Flunch). Conquise par la qualité des produits, le concept, le service et les prix, je souhaite du succès à Salad&Co et de se développer ailleurs que dans le Nord.

    Salad&Co,

    centre co. Heron Parc, Villeneuve d'Ascq (03.28.37.04.49)

    Verdure.jpg

    Retour à Paris, un soir de janvier, où nous fêtons le succès de notre projet belge, aux frais du patron et en compagnie de notre client. Mon chef de projet préféré, grand gourmet, a choisi "Racines", un resto à vins dans le passage des Panoramas, sur les grands boulevards.

    Une carte limitée mais garante de fraicheur (3 entrées, 3 plats, 3 desserts), des prix au-dessus de mon budget habituel (plats plutôt à partir de 25€) mais dans l'assiette, des produits bios de toute qualité. Un velouté de champignons de Paris, crémeux et riche en goût, servi dans une belle écuelle asymétrique. Le plat offre une vraie surprise : sous un pavé de cabillaud nacré et cuit à point, un monticule de légumes et racines de saison qu'on ne trouve plus au restaurant : rutabagas, crosnes, navets, pommes de terre, trilogie de betteraves jaunes, roses et blanches, panais, tous juste sautés et parfaitement assaisonnés. Et pour cause, ils sauteraient directement des potagers d'Alain Passard à votre assiette.

    La tablée s'est aussi régalée de magrets de canard juste rosés. En dessert, nous avons choisi, ici une panacotta à la fleur d'oranger nappée de chocolat chaud, là un millefeuille aérien fait maison, "le meilleur qu'elle ait jamais mangé". Pour finir, la salle est un peu étroite et le serveur ... charmant.

    Racines au 8 passage des Panoramas (0.40.13.06.41)

  • Les épices, ça réchauffe

    Pour manger créole, j'avais jusqu'ici cette adresse. J'y ai ma paire de pantoufles (empruntée à Fifille) et dimanche dernier, le désormais célèbre Bibiche m'a servi, après le ti'punch qui va bien, un assortiment africano-créole de plats trop mmmm ! un poulet mafé et des crevettes coco.

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    Désormais, j'ai aussi cette adresse où deux clientes devenues copines m'ont emmenée mercredi soir. Depuis le temps qu'elle m'en parlait ! 

    Une cuisine familiale, des viandes boucanées et des prix modestes. Mak Boucané est un restaurant antillais en toute simplicité, bien caché aux abords de la Seine, à 2 pas du quai de Bercy, où l'on vous offre le punch de bienvenue.

    J'y ai dégusté, à défaut d'une fricassée de lambi et sur les conseils de la ravissante gazelle martiniquaise, un court-bouillon de poissons (même meilleur que celui de sa mère, a-t-elle dit!).

    Un aperçu de la carte : 6€ les 10 accras, colombos autour de 10€, fricassée de chatrou (16€) ou lambi (20€), courts-bouillons de morue, poisson et Oaussou (17€). Tout cela s'accompagne d'ignams (4€), riz haricots rouges, lentilles lardons ou pois d'angole lardons (4,50€). Et pour finir sur une note sucrée, sorbet coco maison, Mont-Blanc et tourment d'amour.

     

    Photo0833.jpg

    Mak Boucané au 1 place Bobillot à Charenton le Pont (01.43.76.81.11) M° Liberté

     

  • Putain de Saint Valentin (bis)

    Mec pommer, 24 ans :

    un homme tranquille qui es perdu qui sais plus ou aller veus retourner dans les bras de son ex mais ne sais si s'es possible snifffffffffffffffffffffffffffffff

    Ce qu'il cherche chez une femme :
    vous avez deux possibiliter
    -des plans culs
    -ou alors une femme qui serrai capable de me faire oublier mon ex

  • Retour chez les Belges

    Presqu'un an que je n'avais pas travaillé avec mon client belge. J'appréhendais un peu de reprendre en main un projet qui avait mûri sans moi. Le premier jour, lorsque nous ouvrons la porte de la salle de formation, 15 paires d'yeux se tournent vers nous. Pression.

    Un tour de table pour faire les présentations et briser la glace. Ma cliente sort des dossiers "Si vous allez au restaurant avec Fiso, sachez qu'elle prend des photos des plats". Dans le groupe, il y a des wallons et des flamands, chacun avec le logiciel et le guide d'utilisation, dans sa langue natale, sous les yeux.

    Nous formons 13 managers; le plus jeune à 28 ans et le plus âgé, 37 ans de boîte. C'est ma première formation de groupe, un vrai challenge. Le plus délicat, en dehors d'un timing très serré, est de ne pas perdre nos stagiaires flamands pour lesquels, à la difficulté d'appréhender un nouveau logiciel s'ajoute celle de suivre une formation dispensée en français. Ils décrochent parfois et s'égarent sur leurs mails mais je veille au grain. Nos stagiaires sont pleins de bonnes volontés et particulièrement disciplinés. Nous nous faisons la réflexion des difficultés que nous aurions eues avec un groupe français. Ici pas de sonnerie de téléphone intempestives, pas besoin de les tirer par la manche au retour de pauses, pas de soupirs ou de ronchonnades. Ils nous attendent devant leur ordinateur et se plient de bonne grâce aux exercices et mises en situation. Un vrai plaisir qui nous console du réveil à 6h30 et de notre épuisement.

    Au fil des jours, j'ai enregistré leurs prénoms et enrichi mon vocabulaire néerlandais. Je sais désormais comment dire boucherie et crèmerie, par exemple. Ca épate mon chef de projet. Au traditionnel "je sais" pour "je peux", "ça va" pour "OK" et le franglais bâtard qu'ils parlent (efficience par exemple) s'est ajoutée la version flamande de "vas te faire foutre", que m'apprend Stephen, le sympathique brun aux yeux bleus sur lequel ma collègue a flashé, à l'occasion d'une pause. J'ai hâte de voir la tête de mes interlocuteurs lorsque je placerai un "Vas planter les moules" sans appel.

    Chaque soir, nous prenons le train jusqu'à la gare du Midi puis le métro jusqu'à la place Sainte-Catherine. Tellement fatiguées qu'après avoir jeté nos ordinateurs à l'hôtel vers 19h30, nous allons dîner puis dormir. Je n'ai même pas pu acheter de chocolats chez Frédéric Blondeel mais j'ai enfin goûté le magnifique plateau de fruits de mer du Belga Queen, mangé viet' au Hông Hoaet bu de la Rodenbach.

    Le dernier jour, après avoir trinqué à deux anniversaires autour d'une coupe de rosé et m'être fait charrier (mes stagiaires ont bonne mémoire et me proposent de prendre en photo les chips au wasabi que je dévore), le planning des semaines à venir est dévoilé. Je ne partirai pas avec Alain, le déconneur bon vivant à moustaches, mais je formerai deux de mes chouchous. Après Bruxelles, je vais maintenant sillonner la Belgique, en commençant par la capitale wallonne de l'eau, au coeur de l'Ardenne bleue.

    D'ailleurs, pour les 3 mois à venir, je ne travaillerai plus en France. Après 1 mois et demi en Belgique, je partirai à Salamanque (donner une formation en espagnol, p'tain la flippe) puis je m'offrirai 15 jours de vacances en Irlande avant de repartir former à Séville.Sacré programme !

  • Venise sous la neige

    Webguichet-venise_sous_la_neige.jpgJe vais publier ce billet sans faire le lien vers un billet de 2007 (je crois) dans lequel j'encensais cette pièce. On verra si LinkWithin le retrouve dans mes archives. Elle est jouée de nouveau, cette fois au Point-Virgule, et je la reverrai avec plaisir.

    Je propose donc, à qui a envie de venir, la séance du dimanche 21 février, à 16h. Sur le site Webguichet, les places coûtent 9€ (+ 3 de réservation) au lieu de 18. Vous pouvez m'appeler ou m'envoyer un mail si nous sommes déjà en contact, ou me contacter en cliquant sur le lien du même nom, là à gauche. Après le spectacle, si vous le souhaitez, on ira se boire un verre, un thé ou un chocolat chaud dans le quartier.