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2yeux2oreilles - Page 198

  • Marcel et la braguette tueuse

    Hier, avant de retrouver Giao pour des suhis, je suis allée dire au revoir à mes joyeux compères de la Comète. Ben oui, tout le monde se tire et me laisse seule avec ces cons de parisiens !

    Après Tonnégrande qui est parti se rafraîchir les noix dans le marronnier Maroni, c’est au tour de M. Jean, le délicieux patron de ce sympathique endroit, de baisser le rideau pour quelques semaines. Nico se barre faire le tour de France et gros Loïc va pétrir quelques miches au soleil (il est boulanger de son état).

    L’atmosphère était presque morose hier à la Comète. Sûrement la perspective de ne plus se voir pendant quelques semaines. Heureusement, les réjouissances reprennent dès le 27, avec la réouverture de la Comète. Ce vieux croco de Tonnégrande nous a promis un super gueuleton, à base de victuailles exotiques à son retour de Guyane.  

    Parce que l’ambiance d’une soirée normale à la Comète, ça donne ça. Alors, vous comprenez, ça va me manquer !

     

  • Le Nouveau Café à Montparnasse

    Hier soir, après une dégustation de sashimis fondants et de tempuras aériens chez Toritcho, j’ai proposé au gourmet qui m'accompagnait de prendre le dessert au Nouveau Café, le restaurant de Pierre Goyenetche qui se trouve dans le quartier de Montparnasse.

    Je reste fidèle à ce sympathique endroit même si à mon grand regret, la carte s’est simplifiée. Les desserts, souvent négligés en restauration, y étaient d’une originalité et d’une délicatesse rares. Disparu le sublime chaud-froid de pain d’épices aux abricots, nappé d’une sauce au Campari, qui fit tant le bonheur de mes papilles ! Volatilisés le petit pot de crème au cacao de Tanzanie et son lait d’amande ou la tarte Tatin de bananes caramélisées.

    Fort heureusement, l’accueil et le service y sont toujours impeccables, grâce à Katarina, la jolie et pétillante serveuse slovaque aux allures de rockeuse blonde.

    La déco du Nouveau Café est sympathique et dégage un je ne sais quoi d’exotisme et d’originalité avec ses palmiers en plastique et ses lumières rouges. Aux murs, des affiches de films et d’artistes (on est dans le quartier des théâtres). Aux beaux jours, la baie vitrée coulisse et s’ouvre sur une rue paisible.

    La présence de chiens dans les restaurants m'insupporte mais je fond d’indulgence devant l’œil suppliant de la petite chienne de la maison, Jazzy, qui ferait pleurer un CRS. En fond musical, un mélange improbable et réussi : Michel Berger, de la musique classique, du jazz. Côté addition, c’est loin d’être le coup de bambou :

    A l’heure du déjeuner et le soir jusqu’à 20h, une formule entrée-plat-dessert pour 7,90 € !

    Deux autres formules complètes sont proposées à 12 et 16 €.

    A la carte, des salades énormes à 10,50 €, des grillades et poissons, quelques plats régionaux comme une brandade de morue que je n’ai pas pu finir, une souris d’agneau caramélisée à la polenta de légumes, un confit de canard.

    Côté desserts, en attendant la réapparition de mes douceurs favorites (promise par le gérant), on pourra patienter avec le croquant aux 3 chocolats ou la tarte Tatin.

    Le Nouveau Café (ouvert 7j/ 7)

    13, rue du Maine, Paris 14ème

    Tél. : 01.43.21.65.29

    Toritcho

    47 rue du Montparnasse

    Tél. : 01.43.21.29.97

  • Un chauffeur de la RATP lui roule sur la jambe

    Je relaie :

    http://indociles.blogs.liberation.fr/laske/2007/08/saint-denis.html

    Relayez aussi !

  • Du cul !

    95a3a7d4ad7782de39991facca1a86d2.jpgC’est un fait, la fréquentation baisse sur les blogs en cette période estivale.

    Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de faire un billet sur le vocabulaire fleuri qui désigne notre intimité la plus secrète.

    J’ai trouvé 2 sites qui recensent les expressions se rapportant aux hommes et femmes.

    Les exemples qui illustrent les mots employés sont truculents (non ce n’est pas un gros mot).

    Ci-après mon « best of »,

    Pour les garçons, version « Joujou inoffensif » :

    -          Bazar

    (dans le Nord, on dit « teun’ d’as un gros bazèèèèèèr ! »)

    -          Biroute

    Typique du Ch’Nord, voir la chanson « La société des grosses biroutes », trouvée sur France Rugby.

    -          Charles le chauve

    -          Clé de contact

    -          Créateur (se faire mousser le créateur)

    Version « Ah là tu fais moins la maligne ! » :

    -          Agace-cul

    -          Assommoir (Zola a donc écrit des livres de Q ?)

    -          Barre à mine

    -          Démonte-pneus

    -          Empaleur (aïe !)

    Pour les filles maintenant …

    -          Berlingot

    -          Bouton de rose

    -          Cigale (qui chante la nuit venue)

    -          Conque

    -          Feuilleté

    ("Trente sacs dans le feuilleté, cinquante dans le joufflu") - tarifs aimablement communiqués par la Chambre de Commerce de Pantaléon-sur-Artubie)

    -          Figue

    -          Nénuphar

    -          Terrier rose

    Je remarque que pour les filles, il y a peu de termes à connotation guerrière.

    Pour ne pas effrayer la bête et lui faire perdre tous ses moyens ?

    Et vous, quels sont ceux que vous utilisez / préférez ?

  • "Assaut" de John Carpenter

    cd536b8c0b45a899357e7259ce35fc3c.jpgCe week-end j’ai revu un de mes films culte, et découvert ses bonus : « Assaut » de John Carpenter. Ce film, je l’ai découvert quand j'étais ado. A l'époque, le samedi soir, mon père, mon frère et moi avions un rituel : nous mettre devant la télé pour regarder le film d’horreur du jour, avec une bonne réserve de plaques de chocolat. Je réalise que mes goûts cinématographiques me viennent de mon père, principalement.

    Westerns d’abord, puis films d’horreur et enfin films d’action et de guerre. Avec lui, j’ai découvert "Il était une fois dans l’Ouest", "Charlie Bravo", "Voyage au bout de l’enfer", "Platoon", "Arlington Road". "La soupe aux choux", aussi.

    Assaut, sorti en 1978, n’eut pas beaucoup de succès alors. Jugé nul aux USA, il connut un franc succès en Angleterre. Il devint ensuite un film culte qui fit même l’objet de 2 remakes, dont un inavoué, « Nid de guêpes ».

    Le pitch d’Assaut ?

    « Une nuit, à Los Angeles, les membres d’un gang assiègent un poste de police dans lequel s’est réfugié un homme qui a tué l’un des leurs. Pour survivre aux assauts répétés, les policiers et les prisonniers unissent leurs forces. »

    La musique lancinante du film, composé au synthé par Carpenter lui-même, ajoute beaucoup à la lourde ambiance du huis clos.

    Dans les bonus du DVD, John Carpenter explique que, fan de Howard Hawks et sachant qu’il ne pourrait vendre un western à l’Amérique d’alors, il avait imaginé un western urbain, inspiré de « Rio Bravo », avec un arrière-goût de « La nuit des morts-vivants ».

    Christophe Gans, interrogé lui aussi, considère qu’Assaut est un film de cinéphiles. A la fois rétrograde et prophétique, dans la mesure où Carpenter met en scène des affrontements entre gangs et police qui ne verront le jour qu' avec les émeutes du quartier de Watts en 1992. Film lent, au silence pesant, où la violence est esthétique. A sa sortie en France, Assaut est amputé de 2 scènes : celle du pacte du sang entre les membres du gang et celle où une petite fille se prend une balle en pleine poitrine.

    Vous l’avez vu ?