Je me dirigeais vers l’ascenseur lorsque tu m’as rattrapée. Cela ne m’a pas vraiment surprise car tu avais clairement montré, pendant le repas, l’intérêt que tu me portais, à grands coups de regards appuyés et de clins d’œil complices. Déjà charmée, le sourire que je t’avais rendu s’était fait caressant.
Tu m’as vouvoyée « Excusez-moi, madame, est-ce qu’on pourrait prendre un verre ensemble ? » Tu devais avoir une dizaine d’années de moins que moi.
J’ai demandé à quelle heure tu finissais ton service et t’ai donné le numéro de ma chambre. Je n’avais pas envie de faire de simagrées.
Vers 23h, quelques coups se sont fait entendre à ma porte. J’ai ouvert, t’ai plaqué contre la porte, dans la pénombre et j’ai mangé ta bouche. Je ne connaissais pas ton prénom, je m’en foutais. Ton corps portait l'odeur du soleil. J’ai ouvert ta chemise, léché le sel de ta peau, caressé des lèvres la ligne de tes clavicules. Tes mains d’homme ont empoigné mes hanches et fait glisser le tissu soyeux, découvrant mes fesses bombées. Comme si mon corps ne demandait qu’à être nu, les bretelles de mon déshabillé ont glissé sur mes épaules.
Sur le bureau de bois clair, tu as balayé les papiers épars pour m’y poser. Le soliflore est tombé et sa rose en tissu avec, ça nous a fait rire. Ta tête brune s'est enfouie dans ma moiteur et alors que tu dansais entre mes cuisses ouvertes, j’ai pensé qu’il fallait absolument que j’achète la dernière pièce manquante de mon salon : une table. Et sans roulettes, celle-là.